Updates  Last uploads   Most viewed  Top rated

Follow / Share this page   Follow Starno on Facebook Follow Starno on Twitter
home - starno.net matte painting and concept art

Home > Recognition > Books and Prints

Interview Journal La Nouvelle Union - jan 09

Interview in the newspaper le Journal La Nouvelle Union - January 2009

This is the link of the interview: http://www.lanouvelle.net/article-293706-Frederic-StArnaud-createur-dunivers-virtuels.html

This is the interview (in french):

Imaginons que George Lucas et Steven Spielberg débarquent à Montréal pour demander à recréer, à leur goût, la forêt d’une des scènes de leur film Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal. À sa tablette graphique et devant l’écran de son ordinateur, Frédéric St-Arnaud se met alors à l’ouvrage. De la scène tournée au crépuscule, il illumine la forêt «peignant» un soleil dont les rayons filtrent à travers les arbres. Et il fait évidemment disparaître tous les membres de l’équipe de plateau qu’avait captés la caméra. Bienvenue dans l’univers fascinant du matte painting.
L’histoire est à peu près vraie. Les célèbres réalisateurs n’ont pas vraiment débarqué dans les studios de Rodéo FX, cette boîte montréalaise spécialisée dans les effets visuels spéciaux. Mais ils lui ont réellement passé cette commande et Frédéric St-Arnaud, oeuvrant dans cette entreprise depuis un an, a vraiment travaillé à recréer l’arrière-plan de cette scène du quatrième Indiana Jones.

Originaire de Victoriaville, fils de Suzanne et de Jean St-Arnaud, Frédéric est en train de se bâtir une solide réputation dans le monde du matte painting. Son portfolio compte près d’une quarantaine de contributions à des séries télévisées, des publicités et des longs métrages. Outre Indiana Jones, son curriculum recense une vingtaine de films The Day the Earth Stood Still, Death Race, Babel, <@Ri>Silent Hill<@Ri>, Sin City, et d’autres encore, comme Nouvelle-France où il avait recréé la falaise de Lévis. «J’y ai mis deux mois de travail pour une scène qui dure environ trois secondes! Mais qu'est-ce que cela aurait coûté de tourner dans des lieux réels?»

Mais qu’est-ce donc que le matte painting?

Certains le traduisent par peinture cache ou encore par peinture numérique. Frédéric serait donc un peintre numérique, surtout spécialisé dans le cinéma. La peinture cache est à la fois une technique et un art. On s’en est d’abord servi au cinéma alors qu’on masquait la lentille de la caméra d’un carton noir pour isoler une scène. Après quoi, on confiait à un peintre le soin de créer l’arrière-plan ; il s’exécutait sur des plaques de verre.

L’ère numérique a fait exploser les possibilités du matte painting, explique Frédéric. «C’est plus connu depuis six ans. Mais en même temps, la définition s’est élargie… et diluée.»

La technique ne sert plus seulement les fins cinématographiques, mais aussi celles des jeux vidéo, de la publicité.

À Montréal, on peut compter sur les doigts d’une seule main ceux qui peuvent vivre de leur art. Frédéric se réjouit de faire partie de ce club sélect. «C’est un milieu hyper compétitif», observe-t-il.

À 32 ans, Frédéric St-Arnaud affirme que son travail comble entièrement ses besoins artistiques, même s'il doit répondre essentiellement à des commandes. Son emploi l’absorbe entièrement et il n’a plus beaucoup de temps à consacrer à son œuvre personnelle. Sur son site Internet (starno.net) on peut tout de même visiter sa galerie virtuelle, où l’on verra un extraordinaire château perché sur un barrage, le Collège de Valleyfield périlleusement installé au bord de chutes vertigineuses, etc. Ses œuvres intègrent le dessin, la peinture, la photographie.

Plus intéressé par les décors, les paysages, l’artiste cherche à créer des univers auxquels on aurait envie de croire, tant la manière de les illustrer est réaliste. «En voyant des dragons voler dans le ciel, je veux qu’on s’imagine que cela peut être vrai!»

Depuis son adolescence, Frédéric St-Arnaud voulait être un artiste, dessinant, sculptant, peignant. Plus tard, dans dix ans peut-être, il reviendra aux vrais crayons et pinceaux et troquera la tablette graphique contre le canevas d’une toile.

Après ses études collégiales à Sainte-Foy, il s’est dirigé vers le graphisme à l’Université Laval. Son premier coup de cœur pour les effets spéciaux lui a été «assené» par le robot T-1000 du Terminator 2, ce personnage qui se liquéfie littéralement. Il a tenté à plusieurs reprises de se faire admettre au Centre NAD, la seule école qui existait alors à Montréal pour créer des effets spéciaux numériques.

Puis, en 1997, un nouveau centre s’ouvre, ICARI. Il y sera admis dès sa première demande. Il apprend à faire bouger des personnages de films d’animation, de bandes dessinées. «Un peu comme on le ferait d’une marionnette, donnant du mouvement à un personnage.»

Pendant cinq ans, il a travaillé comme animateur 3D, notamment pour le Journal de François Pérusse, une télésérie.

psd_mag_avril_mai_09_cover.jpg die_worte_der_schopfung.jpg 3Dfx_mag_nov2008_page1.jpg La_nouvelle_janv_2009.jpg Mark_Brandis_coverbook.jpg dartiste_matte_painting2.jpg Journal_Voir_Montreal_14_aug_08.jpg
Rate this file (Current rating : 1.4 / 5 with 5 votes)
Add your comment
Anonymous comments are not allowed here. Log in to post your comment